NOOE est un Organisme Habilité (arrêté ministériel du 17 janvier 2020)
Attestation de Connaissances des Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques
CHIEN et CHAT

ACACED

Domaine : Alimentation

Catégorie d'animaux : Autres que chiens et chats

Durée : 2 heures


référence réglementaire :

- Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques

 

Plan


I. Constituants alimentaires. Nature et rôles.

 

Un aliments c’est :

-          majoritairement de l’eau

-          et des nutriments parmi lesquels on distingue :

                  les Macro-constituants :les Protéines, les Glucides et les Lipides

                        et les Micro-constituants: les Vitamines;et les Minéraux.     

Les microconstituants sont des nutriments présents en faible quantité par opposition aux marcoconstituants.

           

            1. L’eau.

C’est un constituant essentiel. Chez les animaux, elle irrigue chaque cellule. Elle leur apporte des substances nutritives et les débarrasse des déchets et des toxines. Privé d’eau, un animal ne peut survivre très longtemps.

La quantité moyenne d'eau contenue dans un organisme animal est de 60%.

 

            2. Les protéines

Ce sont de grosses molécules qui entrent dans la fabrication de tous les organes et en particulier des muscles chez les animaux. Les protéines des aliments pour animaux peuvent donc être d’origine animale mais aussi végétale car certains végétaux, comme le soja ou le riz, sont riches en protéines. Elles servent également pour les fonctions spécifiques dans le corps et la cellule comme le mouvement ou l’immunité. Elles sont composées de chaîne d'éléments plus petits appelés acides aminés.

 

            3. Les glucides

Ce sont des sources directes d'énergie ou des structures de stockage d'énergie. Les besoins des animaux en glucides sont plus ou moins importants en fonction de leur régime alimentaire. Par exemple les omnivores ont des besoins glucidiques supérieurs aux carnivores stricts.

           

            4. Les lipides

Ce sont également des structures de stockage de l'énergie. Chez les animaux, les réserves de lipides sont situées sous la peau, sous forme de tissu adipeux, mais également autour des organes ou dans le foie. Autrement appelés « graisses », les lipides sont mobilisés, brûlés lorsque l'animal a besoin de beaucoup d'énergie ou ne peut en recevoir suffisamment : en hiver, quand il fait froid, au cours de l’hibernation, de la gestation ou encore de la lactation par exemple.

           

            5. Les vitamines

Ce sont des éléments indispensables à l'organisme mais ne peuvent pas être fabriquées en grande quantité par celui-ci. Elles sont souvent apportées par l'alimentation. Elles interviennent dans les synthèses de l'organisme ou dans la protection de certains organes comme la peau.


            6. Les minéraux

Tout comme les vitamines, sont indispensables en petite quantité et. Ils sont apportés par l'eau et la nourriture.

Ils servent :

- pour le fonctionnement de certaines enzymes*.*Les enzymes ayant pour mission d'accélérer des millions de fois les réactions chimiques dans les organismes vivants. Il existe un grand nombre d'enzymes spécifiques qui jouent un rôle important dans les processus physiologiques comme la digestion, la conduction nerveuse ou encore la synthèse d'hormones.

- ils servent aussi au maintien de l'équilibre osmotique* des cellules. En effet, la membrane des cellules est semi perméable. Si les concentrations en minéraux sont différentes à l’intérieur et à l’extérieur de la cellule, des échanges d’eau et d’ions (c'est-à-dire de minéraux) vont avoir lieu jusqu’à aboutir à un équilibre. Ainsi, les concentrations seront  identiques dans et hors de la cellule.

- enfin, ils peuvent être un élément essentiel de la constitution de certains organes comme les os et le cartilage.

 

II.    Notion de besoin alimentaire. Evolution.

 

Chaque espèce a des besoins alimentaires spécifiques. Ils s'expriment en besoin hydriques, caloriques, protéiques, glucidiques et lipdiques. Il en va de même pour tous les microélements.

Mais, de plus, au sein de chaque espèce, ces besoins varient en fonction d'autres paramètres :

-        l'âge (les besoins protéiques sont plus fort car le besoin d'éléments constitutifs est maximal)

-        le stade physiologique (en période de lactation, le besoin énergétique est très fort)

-        l'état pathologique (certaines maladies modifient les besoins)

 

Par ailleurs, on sait que les besoins protéiques ne sont pas exclusivement proportionnels. Ainsi, les lapins n'ont pas les mêmes besoins que les souris, et les besoins des lapereaux ne sont pas stritement proportionnels aux lapins adultes. Cela justifie par exemple l'existence d'une offre commerciale segmentée par taille.


III. Composition alimentaire.

 

Les aliments contiennent :

- des matières premières d’origine animale fraîches, congelées ou déshydratées,

- des matières premières d’origine végétale,

- des matières minérales,

- et des additifs.          

Ces derniers, dont la liste autorisée est strictement définie, ont en réalité des rôles majeurs et peuvent appartenir à 4 familles :

 

1.      des additifs nutritionnels

dont font partie les vitamines, les acides aminés, certains acides gras, les oligo- éléments sources notamment de cuivre, zinc, manganèse. Ces nutriments sont présents dans les ingrédients naturels mais leur apport dans l’aliment préparé n’est pas toujours suffisant pour satisfaire les besoins de l’animal à nourrir. C’est pourquoi, la quantité manquante est ajoutée sous forme d’additifs.

2.      des additifs sensoriels

dont font partie les colorants, certains produits aromatisants, les exhausteurs de goût comme le glutamate. Ils permettent de distinguer les différentes croquettes d’un mélange, de particulariser un aliment ou d’en uniformiser l’aspect c’est-à-dire la couleur, l’odeur, ou encore le goût.

3.      des additifs technologiques

qui facilitent la fabrication des aliments ou améliorent leur conservation.

Parmi eux, les antioxygènes ralentissent le rancissement. Les conservateurs quant à eux évitent le développement des microorganismes comme les moisissures ou les salmonelles, en limitant la disponibilité de l’humidité. Les correcteurs d’acidité sont utilisés pour modifier l’acidité ou l’alcalinité et la maintenir à un niveau donné. Un mauvais contrôle du pH du produit peut entraîner le développement de bactéries indésirables susceptibles de présenter un risque pour la santé. Ces substances stabilisent l’aliment, qui ainsi reste sain et préserve ses qualités nutritionnelles et organoleptiques tout au long de sa durée de conservation.

Des liants, épaississants, émulsifiants, gélifiants peuvent être nécessaires dans les aliments humides pour stabiliser leur consistance et leur composition.

4.      des additifs zootechniques

qui regroupent les substances qui ont un intérêt pour le bien être de l’animal, l’efficacité de son système digestif ou pour l’environnement. Parmi elles, certaines préparations enzymatiques renforcent la digestibilité de l’aliment, d’autres comme certains ferments ou probiotiques ont un effet bénéfique sur la flore intestinale. Font partie également de cette catégorie des substances à effet positif sur l’environnement, comme certains extraits de plantes qui interviennent sur la fermentation des déjections.

 

La qualité des matières premières utilisées pour la fabrication de l'aliment va conditionner la qualité de l'aliment. Ainsi, de façon très simple, plus les protéines sont de bonne qualité, plus elles vont être assimilées par l'animal, plus il va en profiter, et plus les selles seront moulées et solides.

Lorsque les matières premières sont de médiocre qualité, elles sont très mal assimilées et les selles sont émises en grande quantité et à tendance molle.

Généralement, la qualité des phanères (poils mais aussi plumes et ongles) est aussi un bon indicateur de la qualité des aliments ingérés par les animaux. Ainsi, à titre d'illustration, les oiseaux de cages et de volières sont très souvent « ternes » car ils manquent de microéléments nécessaires à la brllance de leur plumage. C'est un élement important d'évaluation du bien-être des oiseaux.


IV. Régimes alimentaires

 

            Ils entraînent des spécificités digestives et des besoins très spécifiques qui doivent être absolument respectés pour éviter que l'animal ne souffre de carence et ne soit malade.

            Une alimentation est dit équilibrée si elle apporte en proportions suffisantes tous les nutriments essentiels c'est-à-dire nécessaires à la croissance et à la survie de l’animal: protéines, glucides, lipides, minéraux et vitamines.

1. Carnivore.

La spécialisation des différentes espèces à une source de nourriture donnée entraîne également l'évolution de diverses structures anatomiques (au niveau de la bouche, dent, estomac, longueur de l'intestin, griffes, ...)

Par exemple, un omnivore a des molaires aplaties pour bien mâcher la nourriture alors qu’un carnivore possède des molaires ainsi que des canines pointues très développées pour déchirer la viande.

Les carnivores possèdent un estomac volumineux et un intestin court. Ils mangent 1 à 2 fois par jour. L’essentiel de l'énergie est fournie par les protéines d'origine animale (Viande, poisson, insectes…) et les matières grasses.

Ils sont incapables de synthétiser certains acides aminés qui doivent être apportés par la nourriture.

Ils digèrent mal une partie des fibres et les glucides ne sont pas nécessaires en grande quantité.

 

2. Herbivore.

 

La spécialisation des différentes espèces à une source de nourriture donnée entraîne également l'évolution de diverses structures anatomiques (au niveau de la bouche, dent, estomac, longueur de l'intestin, griffes, ...)

Les herbivores possèdent un estomac généralement très réduit et un intestin très long. La fonction enzymatique est réduite ; la fonction bactérienne est très importante.  Ils mangent de toutes petites quantités tout au long de la journée. L’essentiel de l'énergie est fournie par la cellulose d'origine végétale. Des systèmes digestifs complémentaires sont parfois associés : coecotrohie pour le lapin ; rumination pour les vaches.

Exemple : la caecotrophie.

Tous les lagomorphes comme le lapin sont caecotrophes. Parmi les rongeurs le chinchilla et le cochon d’inde le sont aussi.

Ils excrètent deux types de fèces ; des fèces habituels secs et des selles en chapelet, molles et de petite taille, qu'ils vont manger. Ces fèces particuliers sont appelés caecotrophes, car ce sont des nutriments qui vont faire un deuxième passage dans le tube digestif. Ils vont donc repasser dans le caecum pour être à nouveau digérés. Le caecum est une annexe au tube digestif contenant des bactéries capables de digérer la cellulose et de synthétiser de la vitamine B indispensable. La caecotrophie est comparable à la rumination chez la vache. L'intérêt nutritionnel de la caecotrophie réside principalement dans la récupération de protéines bactériennes de bonne qualité et de vitamines.

Mais attention, il ne faut pas la confondre avec la coprophagie. La pratique de la coprophagie consiste pour un animal à produire un seul type d'excrément au cours de la journée et à ingérer une partie des ces excréments de manière systématique ou occasionnelle. La cause est souvent nutritionnelle (carence), psychologique (ennui par manque de stimulation dans son environnement) ou suite à un trouble métabolique.

 

3. Omnivore.

 

Ce régime est intermédiaire avec des tendances selon les espèces.

On trouve aussi des régimes granivores (becs crochus et petits exotiques) ; insectivores ; frugivores etc....

 

V. Origines des aliments utilisés dans l’alimentation des animaux de compagnie :

 

Il est nécessaire de rappeler qu’aucun animal n’est élevé dans le monde pour être destiné à l’Industrie des animaux de compagnie. Ils le sont uniquement pour alimenter l’Homme.

Les matières d’origine animale sont rendues disponibles:

- du fait de nos propres coutumes alimentaires et de leur évolution. L’alimentation humaine consomme par exemple de moins en moins d’abats (foie, rognon, estomac) et certains ne sont pratiquement plus consommés depuis des décennies (mamelle, poumon). Ces matières sont disponibles et utilisées dans les formules de nos produits pour animaux.

- Notre mode de consommation a aussi de l’influence. Les américains sont les plus gros producteurs et consommateurs de volailles au monde mais n’achètent et ne mangent que de la volaille désossée. Certaines parties de la volaille, résultant de la découpe (carcasses), ou impossibles, ou trop coûteuses pour être désossées en raison du coût de la main d’œuvre (cous, bas de cuisse) sont donc disponibles.

- Enfin un déséquilibre momentané entre offre et demande de l’alimentation humaine, peut générer des surplus. L’estomac de porc est un composant essentiel de la recette de l’andouillette, principalement consommée en barbecue. Cette matière sera donc peu disponible pour notre Industrie des aliments pour animaux de compagnie l’été, mais disponible l’hiver.

 

Quel que soit l’état physique de la matière - fraîche, congelée, déshydratée -, les règlementations européennes et françaises imposent que :

- toutes les matières d’origine animale soient issues d’animaux sains abattus en abattoirs placés sous le contrôle de vétérinaires officiels.

- ces matières ne puissent strictement provenir que d’animaux sains déclarés propres à l’alimentation humaine, après inspection vétérinaire post-mortem.

Il ne peut donc en aucun cas être utilisées de matières issues d’animaux morts d’accident ou de maladie, ou de matières dites “à risque spécifié” dans le cadre des mesures d’éradication de l’ESB ou encéphalopathie spongiforme bovine, la totalité de ces matières, considérée “à haut risque” étant détruite par incinération.

 

 

VI. Types d'aliments destinés aux espèces concernées.

 

1.      Abreuvement.

 

Les animaux doivent avoir de l'eau à disposition en permanence. La quantité d'eau absorbée varie selon l'espèce. Les poissons d'eau douce (carpes koïs) ne boivent pas (équilibres osmotiques à respecter avec le milieu extérieur); alors que certains oiseaux ou insectes ont des gros besoins en eau (abeilles).

L'abreuvement varie selon le milieu, l'espèce, la race, le comportement, l'état physiologique, les conditions climatiques et l'état pathologique des espèces domestiques concernées.

 

 

2.      Alimentation « fraîche »

 

Il s'agit d'utiliser des aliments frais (qui peuvent être des reliefs de repas) pour composer une ration équilibrée, ou plus fréquemment pour constituer un complément à l'alimentation.

On citera par exemple des fruits distribués régulièrement aux psittacidés afin qu'ils puissent disposer d'un nombre de microélements plus important que dans les mélanges de graines habituels.

Le cochon d'inde est lui aussi très souvent complémenté avec des oranges, du persil ou des épinards afin d'assurer un apport conséquent en vitamine C dont il est un très gros consommateur.

 

Il est important aussi de parler du foin, car il est la base même de l’alimentation des rongeurs herbivores, non un simple complément à donner en plus d’une ration granulés. C’est pourquoi il faut le distribuer en quantité suffisante et le renouveler régulièrement car lorsqu’il est souillé par les urines ou les excréments des animaux en cages il n’est plus consommé. Il est à distribuer aux Lapins, chinchillas et cochons d’inde.

 

La distribution de ce tye de ration alimentaire doit se faire de façon extemporanée ou être conservée dans des conditions conformes (au réfrigérateur).

 

3.      Aliments industriels

1.      secs

Présentée sous forme de paillettes, de granulés, de bouchons, de croquettes ou encore de pellets, les rations industrielles sèches sont composées afin de  permettre une couverture adéquate des besoins des espèces.

Toutefois, il n'existe pas d'aliments spécifiques « perruche tête de prune » ni pour la variété domestique du diamant Kittlitz. Les fabricants proposent des mélanges par familles d'animaux. On trouve ainsi des « mélanges perruches » et des « mélanges exotiques ». Si la couverture des principaux besoins alimentaires convient effectivement à la majorité des espèces de chaque famille, il convient de compléter ces rations alimentaires avec des compléments spécifiques à chaque espèce. Cela est d'autant plus vrai que les animaux resteront longtemps sur les structures concernées (élevage ou animaleries n'ont pas le même niveau d'exigence)

Les aliments secs sont exempts de tout contamination lors de leur fabrication (méthode à très haute température et taux d'humidité très faible ne permettant pas le développement de microorganismes pathogènes)

 

La conservation des aliments secs doit se faire dans des endroits secs, à l'abri des nuisibles et protégés de toute autre contamination éventuelle.

 

Concernant les oiseaux, il faut retenir que leurs aliments nécessitent toujours d'être complétés ce qui n'est pas le cas pour les carnivores à qui on peut distribuer de véritables aliments complets. En effet, les aliments peuvent être carencés en vitamines. On connaît bien l’avitaminose A qui est la carence la plus fréquemment rencontrée, notamment chez les canaris.

En effet cette vitamine n’existe pas à l’état naturel dans les plantes, les oiseaux doivent donc la synthétiser à partir des carotènes dont les graines vendues en jardineries/animaleries sont pauvres. Dans la nature les oiseaux ayant accès à une grande diversité alimentaire cela évite cette carence.


2.      humides

Présentés sous forme de boites, les rations industrielles humides sont composées afin de  permettre une couverture adéquate des besoins des animaux concernés.

Les boites sont exemptes de tout contamination lors de leur fabrication (méthode à très haute température et élimination de tout microorganisme pathogène)

Avec l'amélioration des connaissances techniques, les indutriels présentent aujourd'hui des gammes de boites très larges destinées à des populations parfois très ciblées : On trouve des aliments humides spécifiques pour bettas ou guppys.

 

Il est donc toujours opportun de respecter les recommandations des fabricants de boites tout en restant très vigilant quant aux critères de bien être des poissons.

 

La conservation des boites doit se faire dans des endroits réfrigérés (< 3 °C), à l'abri des nuisibles et protégés de toute autre contamination éventuelle.

 

VII. Quelques astuces pour bien lire les étiquettes des aliments.

        

Quelle que soit l'espèce à laquelle est destiné l'aliment, les ingrédients sont toujours classés par ordre de poids décroissant.

A la lecture de cette étiquette d’aliment complet pour lapin on sait que l’aliment contient par ordre décroissant de poids : des légumes, des extraits de protéines végétales, des graines, des fruits et des minéraux.

 

Les étiquettes donnent également la proportion des éléments de la ration en pourcentage. Il est souvent intéressant de regarder cette répartition, c'est l'analyse moyenne de l'aliment. Elle se réfère au taux de matière sèche d’un aliment.

Chez le cochon d’inde on regardera :

- surtout le taux de Cellulose Brute. La recommandation est de 15% de la matière sèche. Contrairement au rat qui n’en a besoin que de 7%. Cela s’explique facilement car le cochon d’inde est un herbivore strict un aliment rat ne lui conviendrait pas du tout !

- on regardera aussi la liste des vitamines. On sait que le Cobaye doit recevoir au moins 20mg/kg de Vitamine C par jour pour être en bonne santé.

 


VIII. En collectivité se pose le problème d’alimenter tous les animaux correctement.

 

En effet il peut y avoir de la compétition à la gamelle. Dans ce cas, il faut mettre autant de mangeoires que nécessaire.

De plus, on le sait, les animaux sont plus fragiles en collectivité car ils sont soumis à un stress constant.

 

-Quelle que soit l'espèce l'eau doit être distribuée à volonté. Il doit toujours y avoir de l'eau propre et fraîche à disposition en permanence pour les animaux. C’est l’une des premières choses à vérifier en arrivant, et avant de partir, l’eau doit être changée quotidiennement au minimum.  Elle doit être disposée dans un récipient qui évite qu’elle ne soit souillée et adapté à la façon de boire de l'espèce et à sa taille.

Si les animaux n'arrivent pas à boire il faut rapidement changer le récipient. 

 

- Ensuite il faut choisir le bon aliment pour chaque animal.

Pour cela, il faut connaître :

-          son régime alimentaire

-          son âge (jeune/adulte). Par exemple un alevin sera alimenté avec un aliment de taille inférieure au poisson adulte. De même on ne pourra alimenter correctement un souriceau avec un aliment pour souris.

-          ses besoins minimum en certains éléments critiques

-          La présence d'une maladie est également un facteur déterminant dans le choix de l'aliment.

           

            Il faut bien respecter le régime alimentaire de l'élevage d'origine et si un changement est nécessaire il faut effectuer une transition sur 1 à 2 semaines. Quand la transition alimentaire n'est pas respectée le risque de diarrhées est élevé. La diarrhée est particulièrement dangereuse chez les jeunes animaux qui ont peu de réserves et sont plus sensibles à la déshydratation secondaire à une diarrhée importante. Par ailleurs la transition alimentaire permet à l'animal de s'habituer au goût du nouvel aliment et évite les périodes d'anorexie par refus de manger.

 


IX. Conservation des aliments

 

            Les aliments doivent être conservés dans un endroit sec, frais et à l'abri de la lumière, dans des containers fermés hermétiquement. Sur les containers doivent être affichées les étiquettes sur lesquelles sont reportés la Date Limite de Consommation et le N° de lot. Et il faut en plus noter la date d'ouverture.

            Les vitamines ne sont pas toujours stables dans l'aliment. Il vaut mieux acheter un paquet qui sera distribué sur de courtes périodes une fois ouvert.

            Les fruits, légumes, et plus généralement les aliments naturels doivent être conservés au réfrigérateur. Il faut vérifier qu'ils ne sont ni pourris, ni desséchés. On doit retirer les non consommés au bout de 24H pour éviter qu’ils ne pourrissent et ne deviennent source de contamination pour les animaux.