NOOE est un Organisme Habilité (arrêté ministériel du 17 janvier 2020)
Attestation de Connaissances des Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques
CHIEN et CHAT

ACACED

Domaine : Comportement

Catégorie d'animaux : Autres que chiens et chats

Durée : 2 heures


Plan


I.       Comparaison Oiseaux – Mammifères. Cas des autres familles.


 Oiseaux

Mammifères

Ovipares : oeuf, développement embryonnaire se fait à l’extérieur de la femelle

Vivipare

Biparental : 90%

Monoparental : 90% (mère)

Nid très fréquent : protection oeufs, jeunes

Seulement certaines espèces font un nid

Incubation : restriction des activités des adultes

Pas d’incubation : faible restriction des activités chez la femelles

Influences environnementales :

Mère (hormones) Faible

 

 

Stimulations externes : Fortes

(visuelles, sonores, vestibulaires développement du jeune)

 

Forte (l’embryon est soumis en permanence aux hormones de sa mère)

 

Faibles

Pas de lactation (récolte de nourriture)

Lactation (pas de récolte, ou récolte tardive)

Vitesse de développement :

Rapide (1% de la durée de vie)

Durée relation parents/jeunes :

Assez courte (le jeune va devoir accumuler un maximum d’informations)

 

Lente (30% de la durée de vie)

 

Assez longue

 

Les autres espèces domestiques présentent une diversité importante dans leur type de développement : les batraciens (Grenouille rieuse rivan 92) se développent en milieu aquatique à l'état larvaire et en milieu aérien à l'état adulte : les abeilles se développent dans un milieu communautaire extrêmement hiérarchisé, quant aux poissons, leur développement est essentiellement dicté par des comportements innés.


II.    Le développement chez les oiseaux.

1.      comportement parental après éclosion

1.      influence de l'état de développement des jeunes à la naissance

2.      le réchauffement des jeunes

3.      le nourrissage

4.      approvisionnement en eau

2.      la défense des jeunes

Les mécanismes font appel aux organes de sens (cris ; odeurs .)

3.      la reconnaissance parent-jeune

Ce sont des mécanismes qui se mettent en place à différents âges : du nid (cris) au moment de l'envol (mécanisme du vol)

 

III. L'imprégnation chez les oiseaux

 

L’imprégnation est le processus d’apprentissage particulier qui se produit à très bas âge (avant le sevrage), qui se caractérise par 5 principes de base :
• Il s’agit d’un phénomène naturel et essentiel au développement de l’individu
• Il amène un comportement spécifique par rapport à un objet déterminé
• Il se termine lors d’une période critique ou sensible bien définie
• Il s’agit d’un phénomène irréversible, fixé pour la vie chez l’individu
• Il peut impliquer les 5 sens

Plusieurs comportements normaux seront influencés par les conditions de l’empreinte. Entre autres, l’imprégnation semble déterminante face aux comportements de reproduction et d’alimentation. C’est l’exemple de la perruche élevée à la main qui veut donner la becquée à son humain.
L’imprégnation est une forme d’apprentissage rapide, spécifique, irréversible et efficace car elle ne nécessite aucun renforcement. L’empreinte désigne la persistance et la stabilité extrême qui caractérisent les préférences acquises au cours de la phase sensible. Elle protège les informations biologiques importantes relatives au caractère de l’espèce. Son irréversibilité protège les acquis de la phase sensible afin qu’ils ne soient pas occultés par les expériences ultérieures inadéquates pour la survie de l’espèce. C’est un phénomène qui fait partie de l’instinct de survie de l’oiseau. Tout ce qui est acquis par imprégnation est permanent et détermine les comportements futurs.



IV. Le renforcement positif chez les oiseaux

 

Le renforcement positif est une méthode que l’on utilise pour créer, maintenir et/ou induire des conduites adaptées. Le « renforcement positif » est également nommé « l’entraînement à la récompense ». Il consiste à présenter un stimulus recherché et apprécié de l'oiseau, quand il accomplit un comportement désiré, et ceci dans le but de le maintenir ou d'augmenter la fréquence de ce comportement.

 

V.    Dysfonctionnements comportementaux chez les oiseaux

1.      le dysfonctionnement de la communication

Ce sont des incompréhensions entre l'oiseau et la personne qui s'en occupe. Elles sont généralement dues à des difficultées de communication mutuelles. Elles sont faciles à résoudre. Il convient de réévaluer les modes de communication de l'oiseau pour lui répondre et lui parler avec les bons codes.

 

2.      les troubles du comportement

Beaucoup plus compliqués à résoudre, ces troubles peuvent être de diverses origines.

C'est globalement, une incapacité à s’adapter à de nouvelles situations. Le bagage génétique est adapté au stade de maturation de l’animal et, si on ne le respecte pas, on crée un trouble. Lorsqu’on bloque l’adaptation aux variations, c’est donc particulièrement néfaste. Un oiseau qui fait du piquage ou de l’automutilation n’atteint jamais la phase d’apaisement qu’il recherche, c’est pourquoi il continue sans cesse.

Pour en sortir, il faut remettre l'oiseau dans la logique du comportement adaptatif : l'oiseau doit évoluer pour se retrouver dans une situation plus confortable qu'avant.

Le trouble le plus fréquemment rencontré est le picage. Les psittacidés sont les plus souvent concernés. Une des raisons est liée au fait que ces oiseaux sont grégaires dans la nature et maintenus le plus souvent seul. Le moyen de récupération est souvent simplement de mettre l'oiseau atteint au sein d'un groupe.


VI. Le développement chez les mammifères (autres que chiens et chats)

                        1. Chez les rongeurs et le lapin.

 

Après la naissance, les jeunes sont progressivement réceptifs aux stimuli de leurs parents. C'est à ce moment que les relations intraspécifiques s'installent.

Il y a peu de relations inter spécifiques à développer à cette période.

 

Apprivoiser un rongeur peut débuter dès lors qu'il commence à vivre de façon autonome.

Vie sociale : les rongeurs sont généralement des animaux qui vivent en grands groupes, mêlant mâles et femelles, mais ceci est variable (le hamster et le chinchilla sont plutôt solitaires, alors que les souris, gerbilles, rats et octodons préfèrent être à plusieurs). La notion de hiérarchie est présente de manière variable selon les espèces : par exemple, les rats sont des animaux hiérarchiques et territoriaux, alors que les souris sont des animaux plutôt pacifiques. Les souris sont assez calmes en présence de l’homme, alors que les cochons d’inde, par exemple, sont très peureux.  

Rythme : la part de sommeil dans la vie du rongeur est variable selon l’espèce (50 % chez le hamster, 65 % chez le rat, 32 % chez le cobaye). Certains rongeurs sont nocturnes (le hamster et le chinchilla dorment toute la journée et s’activent la nuit), d’autres sont diurnes (l’octodon a des pics d’activité à l’aube et au crépuscule), alors que d’autres s’adaptent au rythme de vie du propriétaire (le rat peut être diurne ou nocturne, selon votre propre rythme).

Comportement alimentaire : les rongeurs domestiques mangent généralement tout au long de la journée sans moment préférentiel. Certains comme le cobaye émettent des cris spécifiques au moment du repas. Il ne faut pas oublier que les rongeurs ont tendance à amasser de la nourriture pour faire des réserves (hamsters).


2.      Chez les autres mammifères.

Le développement est spécifique à chaque groupe. On trouve de nombreux points communs (âne ; cheval d'un côté ; vache ; zébu ; buffle d'un autre....)


VII.                     L'apprentissage chez les mammifères

                                   1. Chez les lapins et rongeurs.

1.      Comportements positifs 

ils peuvent être encouragés pour faciliter la relation avec l'homme

·      La toilette

·      Les bâillements et les étirements

·      Les jeux, les cabrioles, les allers-retours au nid

·      Les repas et le stockage de nourriture dans les bajoues

·      Le creusement de galeries dans les copeaux

·      Le fait de ronger les barreaux de la cage

                                    2. Comportements négatifs

à ignorer

·       Le rongeur se retourne et montre les dents : il est agressif et prêt à mordre

·      Il lève une de ses pattes de devant : il s’apprête à fuir

·      Il s’aplatit sur le sol et avance en « rampant » : il scrute le territoire de manière méfiante

·      Il émet des vibrations, et ce pour vérifier la présence d’obstacles éventuels

·      Il s’immobilise, allongé sur le sol de sa cage : il fait le mort, en présence de prédateurs

·      Il se dresse sur ses pattes postérieures, écarte les pattes antérieures et gonfle les bajoues : il est prêt à se battre

3.      Arrivée dans un nouvel environnement.

            Adaptation/transition lente

            Présentation lente des odeurs (rapprochement des mains ou de divers équipements)

            Renforcement positif alimentaire. (rapprochement des mains avec des aliments appétents)

 

Parfois, les petits rongeurs ont simplement un comportement de crainte :

Lorsque le rongeur mord souvent il est possible de le saisir fermement avec 2 doigts au niveau de la nuque. Ceci requiert un peu d’expérience, car il faut être précis dans le geste, sous risque de se faire mordre ou de blesser l’animal (au niveau des yeux notamment, si la peau du cou est trop étirée).

Lorsqu'il n'est pas possible de le faire sortir de sa cage et que cette dernière doit être entretenue, il faut le pousser dans une petite boîte en carton, au besoin à l’aide d’une baguette ou d’un tube en carton pour rester à distance. 


                        2. Chez les autres mamifères


VIII.                  Dysfonctionnements comportementaux chez les mammifères


Les troubles du comportement chez les mammifères sont très divers et nombreux : apathie ; agressivité ;  automutilation ; trichophagie....

 

Le premier reflexe doit être d'éliminer toute origine non strictement comportementale (infectieuse ; parasitaire ; alimentaire ; tumorale ; hormonale)

Dès lors, les troubles se traitent en recherchant les causes de ces troubles : elles peuvent être liées à l'environnement (trop serré ; trop grand ; insuffisamment stimulant...), les individus du groupe (domination....) ou oute autre cause susceptible de perturber le comportement normal de l'individu. Certains troubles peuvent être soignés ; d'autres sont irréversibles.