NOOE est un Organisme Habilité (arrêté ministériel du 17 janvier 2020)
Attestation de Connaissances des Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques
CHIEN et CHAT

ACACED

Domaine : Reproduction

Catégorie d'animaux : Autres animaux domestiques que chien et chat

Durée : 2 heures


I.       Notion de viviparité/oviparité/ovo-viviparité.

 

            1. Vivipare 

l'embryon se développe, avec son aide, à l'intérieur de sa mère (cas de la quasi-totalité des mammifères).

2.      Ovipare

les femelles pondent des œufs dont la croissance embryonnaire se terminera hors de l'organisme maternel. L'œuf est donc libéré dans le milieu extérieur (oiseaux, cyprinidés).

            3. Ovovivipare

les œufs incubent et éclosent dans le ventre de la femelle, sans relation nutritive avec celle-ci : guppys par exemple.


II.    Anatomie des appareils génitaux mâle et femelle

 

3 parties :

-        les gonades, ou glandes génitales qui produisent les cellules reproductrices à savoir les ovules chez la femelle et les spermatozoïdes chez le mâle.

-        les voies génitales qui permettent de transporter mais aussi de nourrir et de stocker les cellules reproductrices jusqu’à leur maturation.

-        les organes génitaux externes qui sont composés par les organes d'accouplement, le pénis par exemple, et les glandes annexes comme la prostate qui sécrète une partie du liquide séminal. Certaines familles ne possèdent pas d'organes génitaux externes. Par exemple, les oiseaux chez qui l'accouplement se fait par simple contact entre les cloaques. Les poissons ont un mode de reproduction sans organes externes puisque la fécondation est dans la plupart des cas libre dans le milieu.

 

Particularité des oiseaux (un seul ovaire est fonctionnel, le gauche, présence d’un cloaque, seuls 3% des oiseaux mâles possèdent un pénis, accouplement par accolement des cloaques).

Particularités des poissons (2 gonades de forme allongée qui communiquent avec l'extérieur grâce au spermiducte pour le mâle et à l’oviducte pour la femelle).

Plus de 97 % des espèces connues de poissons sont ovipares. Les différentes techniques de ponte :

    - abandon des œufs au hasard chez les cyprinidés

    - dépôt des œufs dans un nid de bulles protecteur Betta splendens

Cas du guppy (gonopode). Ovovivipare.


III. Les périodes de reproduction : signes cliniques et comportementaux.

 

Dans la plupart des familles concernées, la reproduction n'est pas possible tout au long de l'année. Il existe des périodes durant lesquelles on observe des manifestations comportementales spécifiques des partenaires sexuels.

Chez les oiseaux, le plumage change, les chants aussi et les partenaires se font la cour.

Chez les chevaux, les périodes de reproduction sont définies par les chaleurs des juments qui stimulent les comportement des étalons.

En revanche, chez les rongeurs, chez certains poissons (guppys), la reproduction n'est pas saisonalisée et elle se pratique tout au long de l'année. La maturité sexuelle est précoce.

 

Cas particulier.

Chez la furette, les chaleurs peuvent devenir dangereuses voir mortelles si elles durent trop longtemps. En effet c’est le coït avec le mâle qui les stoppe. En l’absence d’accouplement, elles continuent et vont induire une aplasie médullaire causée par l’hyperproduction d’hormones sexuelles. L’aplasie médullaire correspond à une production insuffisante par la moelle osseuse des cellules à l’origine des cellules sanguines, c’est-à-dire des globules rouges et des globules blancs. Elle entraîne la mort de l'animal. C'est pour cela qu'il est conseillée de stériliser les furettes ou de leur mettre un implant hormonal si elles ne sont pas destinées à la reproduction.

Les furettes sont en chaleurs de mars à aout. C’est pourquoi les furetons ne sont pas disponibles toute l’année. La maturité sexuelle est atteinte entre 5 et 9 mois. Ainsi les éleveurs proposent de jeunes furets déjà stérilisés, même à 8 semaines.


IV. Maîtrise de la reproduction :

 

                        1. Empêcher la reproduction.

 

·         La stérilisation chirurgicale (irréversible), consiste à retirer les glandes génitales à savoir les ovaires ou les testicules. On parle d'ovariectomie chez la femelle et de castration chez le mâle. Elle se pratique fréquemment chez certaines espèces (cheval) et pratiquement jamais chez d'autres (vache). Ces interventions peuvent avoir des visées économiques (chaponage), médicales (réduction des tumeurs), comportementales (réduction de l'agressivité d'un dominant sexuel).

·         La stérilisation chimique est réversible. Le vétérinaire peut procéder à une injection, poser un implant ou prescrire des médicaments pour empêcher temporairement la reproduction. Mais ces derniers peuvent avoir des effets secondaires non négligeables pour la santé des animaux (cancers). Elles ne doivent pas être répétées trop souvent. Les stérilisations chimiques sont beaucoup plus fréquemment pratiquée sur les femelles que sur les mâles.

Dans certains cas (ovins), les médicaments hormonaux sont destinés à décaler les cycles reproducteurs pour grouper des mises bas ou privilégier certaines périodes de l'année (agnelages pour Pâques).

 

                        2. Interrompre la gestation chez les mammifères.

 

·         Pour interrompre une gestation, le vétérinaire peut pratiquer de façon réversible ou non. Dans le premier cas, il peut, dans certaines conditions seulement, injecter des médicaments abortifs. L'animal pourra revenir en chaleurs et reproduire à nouveau. Dans le second cas, il peut pratiquer  une ovario-hystérectomie c’est-à-dire le retrait des ovaires et de l’utérus. L'animal ne pourra plus jamais reproduire.

·         Une interruption médicale de gestation est conseillée par exemple, lorsqu'une jument a été saillie par un mâle beaucoup plus grand ou lorsqu'elle ne peut supporter la lourdeur d’une gestation.

3.      Retrait des œufs chez le oiseaux.

 

Il est possible de retirer manuellement les œufs du nid. Chez de nombreuses espèces, cela induit la production d'autres œufs. C'est la suppression de tout ou  partie des conditions de la reproduction (nid ; lumière ; alimentation ; partenaires sexuels …) qui interrompt la production d'oeufs.


·         V. Les différentes étapes de la reproduction.

1.      Accouplement Mammifères

1.      Monte naturelle.

Pour qu’un accouplement naturel se passe dans les meilleures conditions il faut laisser le mâle et la femelle en période de reproduction  pendant un laps de temps suffisamment long et s'assurer que le mâle et la femelle soient indemnes de maladies qui pourraient provoquer une baisse de la fécondité ou une hausse de la mortalité embryonnaire .

 

2. Insémination artificielle

1.      Semence fraîche

Parfois, pour diverses raisons, la monte naturelle n'abouti pas à la production souhaitée. Il est parfois nécessaire d'avoir recours à la métode de l'insémination artificielle. Elle consiste à récolter la semence du mâle et à la réintroduire immédiatement dans les voies génitales de la femelle. Cette méthode se pratique avec succès lorsque les difficultés en monte naturelle avaient comme origine des aspects comportementaux (femelle dominante ; inexpérience des acteurs ; manque de libido...) ou morphologiques (étroitesse des voies génitales femelles : mâle trop gros...) ou encore pour des raisons sanitaires (limiter le risque de maladies sexuellement transmissibles)

2.      Semence réfrigérée.

Cette technique est destinée à pallier l'éloignement des reproducteurs. Elle se fait pour des distances moyennes car la réfrigération ne permet pas une longue conservation du sperme.

1.      Semence congelée.

Très réglementée, cette technique est généralement utilisée pour des animaux à forte valeur ou pour des raisons de gestion de la génétique des races dans un but d'amélioration des performances ou de préservation de certaines races. Les inséminations sont devenues les pratiques courantes dans certaines familles : vaches laitières par exemple. Ce sont parfois des sociétés privées qui assurent la gestion et la commercialisation des paillettes.


2.      Accouplement chez les oiseaux.

 

En période de reproduction, il faut mettre les couples ( qui sont parfois constitués et qui ne changent pas) dans de bonnes conditions (alimentation ; ambiance ; éclairage...). L'accouplement est généralement très discret et très rapide.

Les inséminations artificielles sont aussi possibles chez les oiseaux.

 

3. Gestation (Mammifères)

 

1. Diagnostic

Il peut se faire de plusieurs façons, de précocité, de fiabilité et de coûts très variables.

 

·         Palpation abdominale ou transobdominale. Méthode pratiquée sur certaines espèces (vaches ; chevaux...). Méthode tardive.

·         Echographie. Cette méthode peut être pratiquée sur toutes les espèces dès lors que la technique le permet (taille suffisante et retour d'expérience). Non invasive, elle ne permet pas de doner avec précision le nombre de jeunes.

·         Radiographie. Ne peut être faite qu'en fin de gestation. Elle permet un comptage précis des fœtus mais ne permet pas l'évaluation de leur viabilité.

 

 

2. Durée

 

·         Furet : 42 jours

·         Souris : 19-21 jours

·         Cochon d’Inde :72 jours

·         Lapin : 31 jours

·         etc...

·         Les espèces nidicoles donnent naissance à des petits nus et aveugles qui resteront au nid pour une longue durée. lapin souris.

·         Les espèces nidifuges donnent naissance à des petits vifs, dotés de poils avec les yeux ouverts. Ils sont indépendants rapidement. Cochon d’Inde chinchilla.

 

3. Gestion des femelles pendant la gestation

 

Pendant la gestation, il convient :

·         de vacciner le reproductrice si cela est nécessaire (consulter le vétérinaire pour un avis adapté)

·         de vermifuger la reproductrice afin de limiter les risques de transmissions de vers entre la mère et les jeunes (consulter le vétérinaire pour un avis adapté)

·         d'alimenter la reproductrice de façon à tenir compte des modifications des besoins alimentaires liés à la gestation. En pratique, le début de gestation ne nécessite que l'ajustement alimentaire de certains microéléments. Puis, il convient d'augmenter la couverture énergétique hebdomadaire de 10 %. C'est seulement à partir du dernier quart de la gestation que l'on pourra nourrir exclusivement la reproductrice avec un aliment énergétique. La distribution alimentaire ne doit pas se faire de façon ad libitum mais de façon très contrôlée. La prise de poids de la reproductrice doit être hebdomadaire. Elle ne doit prendre que 25 à 30 % de plus que son poids sur l'ensemble de la gestation. Trop alimentée, la femelle s'expose à des difficultés au moment de la mise bas.

 

                        4. Signes de complications pendant la gestation :

 

·         la femelle ne s'alimente plus

·         elle présente des pertes vulvaires anormales (avortement)

·         elle boit brusquement énormément

·         elle présente des signes neurologiques (convulsions : hypocalcémie / coma : hypolycémie)

         5. Les œufs et la ponte (oiseaux)

                               Les caractéristiques des oeufs

                                   La taille des oeufs

Les variations sont fonction :

            - de la taille de l’oiseau

            - de l’expérience de reproduction de la femelle (l’oeuf de la première ponte sera plus petit que les oeufs pondus ultérieurement.)

            - de la taille de la couvée (les oeufs des espèces à grande couvée seront plus petits que les oeufs des espèces à petite couvée.)

            - du développement du jeune à la naissance (Les oeufs des espèces à jeunes peu développés (nidicole) seront plus petits que les oeufs des espèces à jeunes très développés (nidifuge)).

                                    La forme des oeufs

La forme est déterminée par le diamètre et la tension musculaire de l’oviducte : sphérique ; cylindrique ; conique...

                                   La couleur des oeufs

La plupart des oeufs présente une pigmentation.

Le pigment est ajouté dans l’oviducte après la formation de la coquille.

La couleur de fond va être déposée en premier, puis ensuite on a le dépôt de tâches, marbrures, rayures, points de couleurs soutenues.

La couleur de l’oeuf peut varier d’une espèce à l’autre mais aussi au sein de la même espèce. Chez la caille japonaise, les motifs sont différents selon la femelle qui pond.

La couleur de l’oeuf peut être influencée par le type de nid

Quand le nid est dans une cavité ou fermé, les oeufs vont être colorés ou blancs.

Quand le nid est au sol, les oeufs vont être cryptiques (sombres ou avec des tâches brunes).

                             La ponte

 

L’intervalle de ponte : c'est le temps séparant la ponte de deux oeufs successifs. Il est plus grand chez les grosses espèces. Oies et cygnes : 2 jours / canard : 1 jour .

On a également des variations intra spécifiques en fonction des femelles ou selon la disponibilité en nourriture.

                                   Taille de la couvée

taille de couvée : Nombre d'oeufs pondus pendant une phase de couvée.

            la taille de la couvée varie selon les espèces (de 1 à 20) . (exemples : 2 à 6 oeufs pour de beaucoup de passereaux ; de 6 à 12 oeufs  pour les cailles). Les couvées des nidicoles sont plus petites que les nidifuges. Les oiseaux qui nichent en région tropicales vont avoir des couvées plus petites que ceux qui nichent dans les régions tempérées . En plaine, les couvées seront plus petites qu’en montagne. Les oiseaux qui nichent sur les iles vont pondre moins d’oeufs que ceux qui nichent sur les continents. Ceux qui nichent dans les régions côtières auront une couvée plus petite que ceux qui nichent dans les terres. Les jeunes femelles vont avoir des couvées plus petites que les femelles plus âgées .

 

                                    Nombre de couvées par saison de reproduction

 

La durée de la saison de reproduction varie selon la latitude. Dans les régions tropicales, elle dure 4 mois. En région tempérée, elle dure 2-3 mois. En région arctique, elle dure un mois. Le nombre de couvées est influencé par la disponibilité alimentaire : plus la saison avance, plus la disponibilité alimentaire diminue.

 

Exemple : perruche ondulée.

Elle est mise à la reproduction à l’âge de 1 an. La saison débute au printemps. Elle pondra 5 à 10 œufs par période.

Le temps d’incubation est de 18 jours puis le temps au nid de 4 semaines.

Cette espèce est nidicole

 

                                   Les couvées de remplacement

 

Lorsqu'une partie de la ponte est détruite, les femelles à ponte déterminée ne pourront pas remplacer les œufs ; les femelles à ponte indéterminée pourront remplacer les oeufs perdus (poule, caille). Il n’y a pas de limitation de follicules en développement.

Lorsque toute la couvée est détruite, pour beaucoup d’espèces, il y a une couvée de remplacement. Cela ne peut avoir lieu que si c’est pendant la phase de ponte ou au début de l’incubation (car l’appareil reproducteur est encore développé et régresse au cours de l’incubation).

 

                        L'incubation

Elle permet de donner à l’embryon une température constante pour assurer son développement embryonnaire. Cette température se situe entre 35 et 38°C. La survie est affectée si la température d’incubation est inférieure à 35°C ou supérieure à 40.5°C.

            Les oiseaux possèdent des plaques incubatrices : (zones de peau perdant leurs plumes ; zones sur la face ventrale du corps ; zones oedémateuses (gonflées), très vascularisées ). Le développement de ces plaques est due à l’action de certaines hormones : prolactine, progestérone et oestrogènes.

Certaines espèces n’ont pas de plaques incubatrices. Les Ansériformes (cygnes, oies, canards), par exemple, s’arrachent les plumes et le duvet pour faire des zones de peau nue.

            Certains oiseaux font couver leurs oeufs par d’autres espèces (parasites) ou construisent des  nids qui, selon la structure vont créer de la chaleur. (tas de feuilles ; de sable...)

 

            Durée de la couvaison

Il existe une grande variabilité selon les espèces : de 10 jours  pour les petits passereaux à 30 jours pour les oies par exemple.

La couvaison est plus longue chez les nidifuges que chez les nidicoles.

La femelle seule couve dans 25% des familles (poule) ; le mâle seul cuve dans 6% des familles et les deux parents couvent dans 54% des familles.

 

En l'absence d'accouplement, une femelle peut pondre des œufs non fécondés qui n'écloront donc jamais.


            5. Mise bas / Naissance

 

C'est la sortie du jeune. Les techniques et les durées de parturition sont extrêmement diverses.

 

            6. Eclosion (oiseaux)

 

C'est la sortie de l'oeuf. Les techniques et les durées d'éclosion sont extrêmement diverses.


7. Les soins de base aux jeunes et aux mères. Nursing.

1. Soins aux jeunes mammifères.

 

En théorie, il n'est nul besoin d'assister les mises bas ; la mère est censée le faire. Toutefois, la réalité est bien différente.

·         Expulsion des jeunes.

La présentation normale est une présentation avant (tête la première). Parfois, la présentation est arrière. Cette dernière est généralement plus délicate et il n'est pas rare que l'éleveur soit obligé d'aider l'expulsion des jeunes. Il doit le faire avec précautions.

·         Dégagement des voies respiratoires.

Sorti de la poche, le jeune a une grande quantité de liquide amiotique dans les voies respiratoires.

·         Mise à la mamelle

Le jeune doit très vite être mis à la mamelle (les plus inguinales de préférence) pour ingérer le colostrum (premier lait composé d'anticorps maternels)

·         Peser.

Ces données sont indispensables pour évaluer l'état de santé des nouveaux-nés dans les jours qui suivent.

 

 

Cas particulier du cochon d’Inde.

Les cochons d’Inde nouveaux nés sont des miniatures d’adultes. Ils sont peu nombreux par rapport aux lapereaux par exemple, mais de taille nettement plus importante. Il y a une adaptation physique des femelles pour permettre leur naissance. Pendant sa première année de vie, les os du bassin de la femelle ne sont pas entièrement soudés entre eux. Ils s’écartent au moment de la mise bas et reprennent leur place peu après. La soudure n’est totale et définitive qu’au bout de 18 mois environ. C’est pourquoi la première portée doit impérativement avoir lieu entre le 3ième et le 12ième mois. Si ce n’est pas le cas, et surtout au delà de 18 mois, les petits ne pourront pas naître naturellement et le vétérinaire sera obligé de pratiquer une césarienne.

                                 2. Soins aux oisillons.

 

Comme pour le mammifères, le comportement parental est fonction du développement des jeunes à l’éclosion. Le jeune nidifuge très développé à la naissance (duvet, yeux ouverts, bonne coordination musculaire, marche, nage) ; le jeune nidicole est immature à la naissance (nu, paupières closes, faible thermorégulation, faible coordination motrice, peu mobile)

 

Le nourissage des jeunes et très variable selon les espèces. Il se fait soit bec à bec soit par régurgitation qui permet la transmission d’enzymes aux jeunes.

Le nourrissage est un moment privilégié qui permet la communication parent-jeune.

 

Le nettoyage du nid est un comportement fréquent chez les espèces dont les jeunes restent au nid.

Chez certaines perruches les excréments restent dans le nid

 

 

            3. Soins à la mère (mammifères).

 

Il importe de s'assurer que la mère a bien terminé l'expulsion de tous les jeunes afin qu'aucun ne reste à l'intérieur de l'utérus.

Il faut s'assurer que la mère ait un accès permanent à l'eau et à l'alimentation. Elle entame une période très consommatrice en énergie. Il faut lui assurer l'apport d'aliments très énergétiques et très riches en protéines.

Une suveillance rapprochée est nécessaire dans les jours qui suivent la mise bas : évaluation du comportement de la mère (abreuvement ; alimentation, comportement maternel...). Il convient aussi de s'assurer que la jeune mère produit suffisamment de lait.

                      1. Les signes de complications autour de la mise bas.

 

                                   1. A la mise bas, il faut s'inquiéter si :

 

·         les contractions n'entraînent pas d'expulsion de fœtus au-delà d'un délai spécifique à chaque espèce ou s'il n'y a que de faibles contractions qui n'entraînent pas d'expulsion de fœtus, aucune contraction n'apparaît.

·         s'il y a plus de quelques heures d'intervalle entre l'expulsion de 2 fœtus

·         si un fœtus reste coincé dans le bassin plus de 10 minutes (visible à la vulve)

·         si un écoulement vulvaire noir, purulent ou hémorragique apparaît

·         si la femelle souffre

 

                                   2. Après la mise bas, il faut s'inquiéter si :

 

·         si la mère pert l'appétit et se désintéresse de sa portée (mammite)

·         si la mère convulse (éclampsie)

·         si la mère présente des écoulements sales de façon persistante (quelques jours à quelques semaines après le part)

 

2. Signes de complications autour de la ponte.


La répétition de la production d'œufs non fécondés ; la morti-natalité importante ; les durées (trop courtes ou trop longues) de couvaison ou d'éclosion ; les défauts de nourissage sont autant de facteurs qui doivent mener les éleveurs à s'inquiter de la situation sanitaire ou comportementale de leurs reproducteurs.